Le DOC est le binaire Word d'avant 2007, que la plupart des outils modernes ouvrent à contrecœur. Le RTF est du texte enrichi que presque tous les traitements de texte jamais écrits savent ouvrir. LibreOffice se tient entre les deux, et cette page dit exactement ce qui arrive à un fichier DOC en route vers le RTF.
Ce qui s'exécute quand un fichier DOC devient un RTF
LibreOffice 24.2, sur une machine que nous louons et que nous surveillons. Votre fichier DOC est envoyé une fois, LibreOffice s'exécute une fois, le fichier RTF revient, et aucun des deux fichiers n'est conservé. DOC vers RTF fait partie des 3649 paires sur lesquelles ce moteur a été sondé avec un vrai fichier, et c'est pour cela que cette page existe quand celles que la sonde n'a pas su prouver n'existent pas.
Ce qui survit du fichier DOC dans le fichier RTF
Un RTF que vous pouvez encore modifier. Cette paire échange le conteneur, pas le contenu : ce qui revient s'ouvre dans un traitement de texte et accepte les modifications, et c'est toute la raison de le faire plutôt que d'imprimer en PDF.
Ce que la conversion DOC vers RTF vous coûte
La pagination exacte. Le DOC et le RTF calculent les retours à la ligne et les sauts de page avec des moteurs différents : un document qui tenait sur quatre pages peut en revenir sur cinq. Rien ne manque, cela se trouve ailleurs.
Les macros, et tout ce qu'une application gardait pour elle. Le VBA ne passe pas dans l'ODF et l'ODF Basic ne passe pas dans l'OOXML : un fichier DOC qui s'automatise arrive dans le RTF en fichier qui ne s'automatise plus.
La mise en forme DOC exotique, sans équivalent de l'autre côté. LibreOffice fait correspondre un modèle de style à un autre, et là où une fonction n'a pas de contrepartie, elle atterrit sous la forme la plus proche plutôt que sous la sienne.
Rien qui concerne les mots eux-mêmes. Cela vaut la peine d'être séparé du paragraphe précédent : les pertes de cette paire portent sur la façon dont le document est décrit, jamais sur ce qu'il dit.
D'où viennent les fichiers DOC et RTF
DOC. Word l'écrivait avant 2007. C'est un binaire composite OLE2 et non une archive zip de XML, et cette différence explique pourquoi les analyseurs modernes, les filtres de courrier et les chaînes documentaires le refusent de plus en plus franchement plutôt que de le lire à moitié.
RTF. Presque tout sait l'écrire, et c'est tout l'intérêt : un RTF est du texte brut que vous pouvez ouvrir dans un éditeur de texte et lire. C'était le format d'échange avant qu'il existe une norme ouverte, et il survit dans les exports de logiciels trop vieux ou trop petits pour livrer mieux.
Si un modèle doit lire le fichier RTF
La structure est ce qui subsiste du fichier DOC, et la structure est ce dont un modèle a besoin. DOC en entrée, RTF en sortie, avec l'arbre des titres intact plutôt qu'aplati en un seul long paragraphe.
DOC vers RTF, mesuré plutôt que promis
En passant DOC vers RTF sur le moteur réel avec un vrai fichier, LibreOffice a écrit 4 321 octets au format RTF en 1,1 secondes, machine par ailleurs au repos. C'est un fichier DOC un jour donné et non une moyenne, et c'est pourquoi le nombre est donné avec le fichier qui l'a produit.
Le verdict DOC vers RTF a été obtenu par la relecture du type interne et la recherche d'un mot témoin, c'est-à-dire que la sortie a été relue et reconnue. Le contrôle employé compte, parce qu'ils ne prouvent pas tous la même chose, et un code de statut 200 ne prouve strictement rien sur ce que le fichier RTF contient.
Le même fichier DOC, envoyé ailleurs
Les autres sorties que la sonde a mesurées à partir d'un fichier DOC, pour que le coût du choix du format RTF se lise face à quelque chose. Les tailles ne se comparent pas d'un moteur à l'autre, chaque famille ayant été sondée avec son propre fichier témoin DOC.
DOC vers PDF : 11 917 octets en 1,1 secondes, vérifié par une signature de format.
DOC vers DOCX : 5 462 octets en 1,1 secondes, vérifié par une signature de format.
DOC vers TXT : 268 octets en 1,1 secondes, vérifié par la relecture du type interne et la recherche d'un mot témoin.
DOC vers HTML : 1 626 octets en 1,1 secondes, vérifié par la relecture du type interne et la recherche d'un mot témoin.
DOC vers ODT : 12 484 octets en 1,2 secondes, vérifié par la relecture du type interne et la recherche d'un mot témoin.
Les autres routes vers RTF, et ce qu'elles ont mesuré
Parmi les routes publiées vers RTF, DOC est la deuxième plus grosse sortie des 11 mesurées. Les fichiers témoins diffèrent : ce classement porte sur la sonde et non sur votre document.
DOCX vers RTF : 4 205 octets en 1,1 secondes.
AZW3 vers RTF : 2 512 octets en 0,6 secondes.
CSV vers RTF : 779 octets en moins d'un dixième de seconde.
HTML vers RTF : 775 octets en moins d'un dixième de seconde.
JSON vers RTF : 687 octets en 0,1 secondes.
Ce que nous ne prétendrons pas sur DOC vers RTF
Un fichier DOC de plus de 25 Mo est refusé avant la fin de l'envoi plutôt qu'après, pour que vous n'attendiez pas un refus.
Une conversion DOC vers RTF qui dépasse 90 secondes est tuée, et le processus LibreOffice avec elle. Une exécution abandonnée resterait posée sur l'un des deux cœurs de la machine jusqu'à ce que quelqu'un le remarque.
LibreOffice est sérialisé exprès, un document à la fois par travailleur, parce que chaque instance de soffice prend 150 à 300 Mo sur une machine qui en a 3,8 Go. Plafond mesuré : 23 conversions DOC en vol et environ 0,9 par seconde en régime établi. Au-delà, la file répond 429 plutôt que de s'écrouler, ce qui a été testé à 32 simultanées.
Les deux tiers des paires qu'on pourrait imaginer dans cette famille n'existent pas, et il vaut mieux savoir pourquoi avant d'en chercher une. LibreOffice convertit à l'intérieur de l'application qui a ouvert votre fichier : depuis un tableur, il écrit des tableurs, du texte brut, du HTML et du PDF, et il n'écrira pas de .docx quelle que soit la façon dont on le lui demande. Il ne rend rien du tout plutôt que quelque chose de faux. Sur 113 combinaisons sondées sur ce moteur, 64 sont revenues avec un vrai fichier et le reste a été refusé net.
Cette paire fait partie des 64. Elle a été prouvée en envoyant un vrai fichier DOC par la route vivante et en lisant le RTF qui revenait : non pas son extension, ses entrailles, plus un mot témoin planté dans la source et retrouvé dans la sortie. Les propriétés nommées plus haut sur cette page viennent d'une seconde sonde qui les cherche une à une.
Un fichier DOC à la fois, choisi dans le navigateur. Il n'y a rien d'autre à régler et rien d'autre à proposer.
DOC vers RTF : les questions que l'on pose
Qu'est-ce qui convertit vraiment mon fichier DOC en RTF ?
C'est LibreOffice qui s'en charge, en 24.2, sur une machine que nous louons et que nous surveillons. Ni astuce de navigateur, ni service d'un tiers : le fichier DOC est envoyé une fois, LibreOffice s'exécute une fois, le RTF revient, et aucun des deux fichiers n'est conservé ensuite.
Combien de temps prend une conversion DOC vers RTF ?
Sur le fichier utilisé par la sonde, LibreOffice a mis 1,1 seconde et écrit 4 321 octets de RTF. C'est une mesure réelle sur un fichier DOC réel, pas une moyenne et pas une promesse sur le vôtre : un DOC plus gros prend plus longtemps, et au-delà de 90 secondes l'exécution est arrêtée.
Qu'est-ce que je perds en passant du DOC au RTF ?
Celle qu'il faut connaître en premier : la pagination exacte. Le DOC et le RTF calculent les retours à la ligne et les sauts de page avec des moteurs différents : un document qui tenait sur quatre pages peut en revenir sur cinq. Rien ne manque, cela se trouve ailleurs.
Puis-je encore modifier le RTF ?
Oui, et c'est l'intérêt de cette paire plutôt que d'un export PDF. Ce qui revient est un RTF qui fonctionne : ouvrez-le, modifiez-le, enregistrez-le. Les titres restent des titres et les tableaux restent des tableaux, si bien que le document sait ce que sont ses propres parties.
L'aspect sera-t-il identique ?
Proche, pas identique, et la différence est honnête. Le DOC et le RTF composent le texte avec des moteurs différents : les retours à la ligne et les sauts de page peuvent tomber ailleurs, et un document de quatre pages peut en revenir cinq. Rien ne manque quand cela arrive, cela se trouve à un autre endroit. S'il vous faut la mise en page figée exactement, convertissez plutôt en PDF, et acceptez de ne plus pouvoir la modifier.
La conversion DOC vers RTF est-elle gratuite ?
Il y a une franchise gratuite chaque mois, et une conversion DOC vers RTF coûte un demi-crédit dessus. Quand la franchise est épuisée, l'outil le dit et s'arrête, plutôt que de vous remettre discrètement un RTF moins bon.